Photo : Lizzie Miller.

Longtemps, j’ai eu HONTE de mes bourrelets.

Je ne l’ai compris que récemment.

Je suis passée de la taille 52 à la taille 38. Puis 40. Puis 46. Puis 42. Puis 44.  Puis 40. Puis…

Le bonheur du yoyo !

Mais que je me sape en 52 ou en 38, j’ai toujours eu honte de mes bourrelets. HONTE. De cette honte qui fait que te saper relève plus d’un jeu de cache-cache avec toi-même que d’une réelle envie d’être bien dans ton corps donc dans tes fringues et de l’exprimer naturellement par ce biais.

Aujourd’hui, j’ai le sentiment d’être différente.

D’avoir enfin fait la paix avec ce corps que j’ai si souvent nié et maltraité.

Si je régime, c’est parce que j’ai envie d’être en accord avec moi-même. Je ne m’aime pas à mon poids actuel mais je ne me déteste plus. Je ne me fustige plus. Je ne rêve plus de 38 ni d’un chiffre sur la balance, j’aspire juste à être en accord avec moi-même.

Alors même avec quelques kilos en trop, aujourd’hui, je n’ai plus honte de mes bourrelets. Le chemin a été long, semé d’embûches. Quand je suis stressée, malheureuse, ma "drogue" reste la nourriture. J’aimerai qu’il en soit autrement, mais rien n’est si simple.

Il n’empêche, ce matin, je me suis dit que non, je n’avais plus HONTE de mes bourrelets, même avec quelques kilos de trop. Je m’apaise enfin.

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