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J’aime les rencontres improvisées & inopinées, dans des lieux romantiques.

Le matin, alors que je me rendais à Lyon, mon regard n’amoureux avait déjà palpité quand j’avais vu son nom s’afficher – PAUL – en passant sous une passerelle. Je m’étais dit « si au retour… ». Et le retour était à 13 heures 30, j’étais affamée, je n’ai écouté que mon coeur (ça me perdra…) et je me suis arrêtée.

Il m’a fallu franchir une immense passerelle sans fin pour rejoindre Paul (quand on aime, on ne compte pas ses pas…).

Avec vue sur l’autoroute, la passerelle (tiens, quelqu’un a craché sur la vitre, comme c’est mignon, je ne l’avais pas remarqué en prenant la photo…) (bande de gros sales, va !).

Paul, enfin.

J’avais envie de TOUT avec Paul. Mais je me suis trouvée si raisonnable, finalement. Un pain aux olives avec tomates & mozzarella, une salade de fruits frais et un jus d’orange pulpé, le tout assise dans la voiture de service, parce que je ne me voyais pas manger à la terrasse encore non couverte, sous ce ciel gris et ce petit vent frais propice à s’immiscer de partout sans rien demander.

Edit spécial « GPS » : jusqu’à mon entrée dans Lyon, je ne me suis pas égarée. Et puis je suis encore restée dans ma file alors que l’autre folle dans le GPS me disait de « restez à gauche », j’étais persuadée d’y être, à gauche mais non, j’ai réalisé au tout dernier moment que j’étais… Entre la droite et la gauche, mais ni à droite… Ni à gauche. Je suis donc partie ailleurs. Dans la mauvaise direction. Je crise dès que j’entends l’autre méchante clamer « recalcul en cours », comme si j’étais vraiment la dernière des connes. Passons. J’ai fini par trouver l’endroit de la réunion, avec l’autre vilaine qui disait « vous êtes arrivée » sauf que… Je n’ai jamais réussi à me garer. Alors j’ai voulu aller dans d’autres rues et puis j’ai fini par ne plus retrouver LA rue. La bonne. Alors j’ai remis le GPS, sauf qu’au bout de plusieurs minutes, mon oeil s’est posé sur le nombre de kilomètres restant à parcourir avant d’arriver à destination… 390 kms. Le temps que cela remonte jusqu’à mon cerveau… J’avais parcouru 10 kms. Résultat, j’ai fini par réussir à revenir à mon lieu d’arrivée mais avec une bonne demi-heure de plus dans les pattes, j’ai couru, demandé mon chemin, je suis arrivée complètement défaite à la réunion à 9 heures 58, même pas le temps de m’enfiler un café, juste le temps de m’assoir sur une chaise, au premier rang (ça fait faillote je sais, mais c’est ça aussi d’arriver dans les derniers…) et d’écouter. Je déteste vraiment cette grosse pute qui vit dans mon GPS. Je crois qu’elle me déteste aussi d’ailleurs, elle fait tout rien que pour m’emmerder.