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Hier soir, je parlais à un ami (allo, Jean-Pierre ?) à l’heure de l’apéro.

Je lui disais très sereinement « tu sais, je suis grosse parce que je le vaux veux bien ». Même qu’il a failli en avaler son olive fourrée à l’amande de travers, le pauvre.

Je le dis sincèrement, pourtant : je suis grosse parce que je le veux bien. A croire que ça m’amuse de me plaindre que je n’arrive pas à maigrir – et que ma balance est une salope doublée d’une pute quand bien même ne serait-ce que la vérité… – et de gesticuler des heures durant parce que putain mais merde, pourquoi – ah ben oui tiens, vie cruelle, pourquoi ? – je ne rentre pas dans ce jean ? Il a rétréci ou bien ? FUCK le lave-linge ! Je bouffe. Je suis intenable. Je perds 3 kilos, j’exulte, je reprends 3 kilos, je rumine. Avec tous les 3 kilos perdus depuis la fin août, si je ne les avais pas repris… Limite je porterai du 36 (oui bon ok, j’abuse… A little !). Non mais en attendant je n’en serai quand même pas au même point, quoi. Enfin, tu vois. Enfin voilà. La vie est parfois d’une évidence… Cela paraît presque fastoche et puis finalement pas tant que ça, quand même.

Donc mon ami me dit, d’un ton sérieux « là, c’est un burn-out du régime ma chèèère… » tout en s’enfilant une nouvelle floppée d’olives fourrées aux amandes (je sais, je me répète, mais les olives fourrées aux amandes c’est addictif, chez moi, j’en raffole…) dans le gosier… Pendant que moi je tentais de me convaincre « non ma grosse, les olives, c’est le maaaaaal…. ». La méthode Coué, c’est parfois sacrément éculé, je m’excuse.

Burn-Out Régimesque.

(Tu noteras que même le O de Burn-Out est gros. C’est te dire l’envergure du problème… Tout du moins du mien…)

Bon sang ! Mais c’est bien sûr. Un Burn-Out Régimesque !

Je n’en peux plus des théories régimesques à la con qui hantent mon esprit. J’ai besoin d’un exorcisme. Je pense Zermati mais je n’y arrive pas et je fais systématiquement rimer Zermatages avec Dérapages et Empiffrages, Dukan mais je déteste la viande, je pense Cohen, je pense Protéines (nan ce n’est pas une personne…), je pense Diète (non plus, s’pas une personne…), je pense je ne sais plus qui ou je ne sais plus quoi, ma boite à courriel croule de personnes toutes plus bien intentionnées les unes que les autres et qui veulent me faire maigrir facilement et pour pas cherrrrrr et moi (j’aime ce sens de la dévotion envers ma petite personne !), je craque. J’en ai marre. Je ne sais plus que manger, et le peu que je mange quand je tente de régimer me fait culpabiliser alors je bouffe. Je souffre de la mal-bouffe, je mange des conneries, après j’ai des maux de ventre épouvantables, je ronchonne parce qu’en plus d’être grosse j’ai mal au ventre, bref avant-hier, j’ai décidé (pour la-je-ne-sais-combien-de-fois) d’arrêter ces conneries. D’être sérieuse. De réfléchir avant de m’empiffrer. De ne plus m’empiffrer. De m’empiffrer différemment si vraiment, je veux m’empiffrer parce que je ne peux pas faire autrement. De prendre soin de moi. De ne plus me stresser parce que je ne maigris pas aussi vite que j’aimerai (genre perdre mes 10 kilos en 15 jours, oui je sais, je sais…). Et de dégommer cet espèce de cap de merde (à 5 kilos de certaines fringues, bordel !!!) qui m’empêche de me dire « bravo ma grosse, tu vois quand tu veux… Tu peux ! ».

Parce que c’est quand même bête de gâcher mon potentiel comme ça.