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Dimanche soir, en gagnant mes appartements privés pour la nuit, j’ai senti un début de mal de tête. J’ai pris un comprimé et hop, sous la couette où je me suis (comme toujours, Marmotte Power !) endormie. Réveillée en sursaut vers 23 heures 45 par une atroce douleur dans le crâne. Entre des nausées et la tête qui tourne, j’ai mis un moment à avaler LE comprimé magique censé me délivrer de tous mes maux : s’il est rangé dans ma table de nuit pour des cas similaires justement, je n’avais plus une goutte d’eau dans ma bouteille… Il a donc fallu que je gagne la salle de bain avec les murs qui tanguaient dangereusement. Une heure plus tard, j’étais encore terrassée par la douleur, j’ai donc repris un comprimé, entre vomissements étourdissements et éblouissements (je pense que Dieu aurait pu apparaître devant moi que je ne l’aurai même pas vu tant j’étais éblouie par la lumièèère…). Je me suis passée la tête sous l’eau glacée (fuck my brushing !). A 3 heures du matin, ne sachant plus que faire pour tenter d’apaiser cette violente migraine, j’ai fini par appeler SOS Médecins, en m’excusant de les déranger (oui, je suis comme ça…) mais vraiment, je ne pouvais plus supporter cette douleur, ces vomissements, ces éblouissements, ces étourdissements… Un médecin est venu, vers 3 heures 45. En guise d’accueil, j’ai vomi sur le bas de son jean (on a le sens de l’hospitalité… Ou pas !). Après auscultation, il m’a dit qu’il allait m’injecter un combiné d’anti-migraineux et anti-vomitif avec une dose d’anti-inflammatoire. Il m’a dit qu’il allait piquer dans le muscle. Je l’ai regardé d’un air ahuri, en me demandant où est-ce que moi – pleine de grâce – je pouvais bien avoir un peu de muscle… Il a souri et m’a dit « il faut que je pique dans la fesse ». Et c’est ainsi que j’ai appris que moi, j’avais du muscle aux fesses. Depuis, je ne te raconte pas comment je me la pète quand je marche. Parce que bon, j’ai quand même du muscle aux fesses, quoi. N’empêche, je fais la maline en te racontant ça ce matin, mais ce n’était pas le cas hier où j’ai passé la journée à comater dans mon lit (même pas sur ma méridienne, il me fallait l’obscurité la plus totale…), sans livre, sans ordi, sans rien. Je n’ai même presque rien pu mangé, tellement j’étais mal. Je suis quand même allée voir mon médecin traitant hier après-midi, sur les conseils du médecin de SOS, qui m’envoie consulter un neurologue – pour tenter de trouver l’origine de ces migraines et essayer un traitement préventif – et qui m’a mis sous traitement pour les jours à venir. Ce matin, je ne brille pas par une extraordinaire vitalité, mais je vais mieux. N’empêche, j’ai vraiment cru mourir, la nuit passée. Et vous, vous auriez été bien bien malheureux sans mes petites pesteries, n’est-ce pas ?