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* Hier matin le réveil a sonné à 4 heures * Une agression d’une violence inouïe dans le silence de ma courte nuit * Quelques minutes plus tard, je partais de chez moi pour Paris * Mon train était à 5 heures 21 * Arriver à 8 heures 29 à Paris non sans avoir eu le temps de détester les gens qui se collent dans le train pour dormir (comment se faire prendre pour un baluchon l’air de rien), la Pouf d’en face qui réussit à se limer les ongles une demi-heure (une demi-heuuuuureeeeeee !), les gens qui se lèvent 10 minutes avant d’arriver à la gare pour attendre dans le couloir (…) que les portes s’ouvrent et s’excusent à peine de te balancer leurs sacs dans la gueule (bande d’enfoirés) * Ensuite le Métro, ah le Métro, ces gens qui courent courent courent (mais où vont-ils ainsi ?) * Se mettre à courir aussi histoire de ne pas se faire violemment heurter pour cause de lenteur caractérisée * Réussir à se déplacer en Métro, sacrée challenge pour une Provinciale qui d’ordinaire se déplace à dos de vache * Se penser que le Métro ça pue et que c’est moche * Arriver à destination sans s’être égarée, clamer au reste du monde (par sms) cet exploit * Se languir de ses Alpages * Être en réunion toute la journée et se dire par moment « i love my job » * Rêvasser avec des dollars au fond des yeux pour les opportunités de carrière qui se profilent * Être avec des personnes qui ne boivent que du thé * Se languir d’un café * Détester le café machine à 50 centimes pour son goût atroce et pas seulement * Repartir pour la gare de Lyon, en courant, en espérant ne pas louper son train * Avoir son train à 5 minutes près *  S’écrouler à sa place, épuisée * Râler après cette vieille qui envahit l’espace avec son journal, ses clémentines et ses coudes bien au-delà de l’accoudoir * Dormir un peu * Angoisser sur les prémisses d’une migraine * Ne pas réussir à lire * Rêvasser de son lit * Arriver à Grenoble * Récupérer le Bolide et râler contre le truc du parking qui ne fonctionne pas shit shit shit * Être chez soi, enfin, à 21 heures 30 et dans un soupir, s’avouer que la vie de Parisienne, ce n’est guère pour une Provinciale des Alpages * Sourire d’avoir vu la Seine, à défaut de la Tour Eiffel *