A l’instant, je faisais un peu de tri dans mes fichiers. C’est que j’écris énormément. Parfois je publie, parfois je ne publie pas. Mais je ne jette rien, je conserve. C’est un peu ça le drame de ma vie d’ailleurs et qui explique notamment ce côté bordélique – guère assumé – qui est le mien. Je ne jette rien. Pire, je suis même conservatrice, à mon grand dam. Et c’est ainsi que je suis tombée sur ces quelques mots, soigneusement conservés dans un fichier sobrement intitulé « doc 15 », sans aucun rapport avec le contenu, où je m’exclamais « arrête de faire comme si tu étais mieux que les autres ».

C’est sans doute bête (quoi que) mais de me relire, j’aime bien. Parce que je continue de ressentir cet écrit ainsi.

Et que les mots ont vocation à être lus.

« Ceci est un coup de gueule. Qui fait référence à un moment qui commence à dater, où soudain, je ne me suis pas/plus sentie à ma place au beau milieu d’un agglomérat de pétasses à la langue acerbe dans une critique enflammée d’innocentes connasses dont le seul tort était certainement d’être absentes. Même que les absentes ont toujours tort, justement. A commencer par celui d’être absentes. Ce jour-là, je me suis pensée très fort dans ma tête « mais arrêtez de faire comme si vous étiez mieux que les autres… ». Parce que ce n’est pas le cas. C’est une simple question de différences. Toutes ces nanas si parfaites, qui se moquent ouvertement de la gueule des autres au sein de leur club de pétasses, qui se comprennent si parfaitement entre elles et qui critiquent en symbiose d’autres pétasses mais par derrière évidemment, c’est tellement plus marrant de se gausser sans qu’elles entendent, ces pauvres filles-là. Ce qui est quand même drôle, c’est qu’au sein du club des pétasses, ça tourne. Parfois, celle qui voilà deux jours encore critiquait le plus, est exclue du club des pétasses pour être critiquée à son tour. Mais TOUJOURS par derrière, jamais de face, tu rigoles, cela ne serait pas aussi excitant, sinon. Diantre. Je ne suis absolument pas en train d’écrire que moi – oui, moi moi moi – je ne critique personne, ce n’est pas le cas. Il m’arrive de critiquer. Je reste quand même persuadée que porter atteinte à la dignité d’autrui ne me procure absolument aucun plaisir, surtout pas celui de rire. Je n’en ai rien à foutre qu’unetelle ait un gros cul, que l’autre ait une forte tendance à picoler, que celle-ci soit antipathique au possible, que celle-là se sape horriblement mal….  Je suis peut-être conne, coincée ou que sais-je encore, mais les filles parfaites qui s’autoproclament tellement mieux que leurs congénères, je sature. »

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