(And now, on me lit ici)

Oui, j’ai une aura subliminale. Depuis que je suis née, en fait. Je crois même que je l’utilisais déjà à l’état embryonnaire, lorsque j’avais de folles furieuses envies de chocolat. J’adore insuffler dans l’esprit des gens l’envie d’assouvir le moindre de mes désirs (ou fantasmes, c’est selon…). Sauf que parfois le cobaye potentiel est carrément récalcitrant à mes ondes subliminales – genre le Mec, pour ne dénoncer personne – et rien ne fonctionne. Exemple récent : il m’appelle. Il est dans un supermarché (la grande aventure commence pour lui….). Il me parle de je ne sais plus quoi. Moi, je lui parle de ma frustration de ne pas avoir, ces jours-ci, ne serait-ce qu’un Rocher by Ferrero à savourer – la fameuse dégustation RPC (respiration en pleine conscience) de Zermati – avec mon café. Il continue à me parler de ces achats et je continue à lui parler du Rocher By Ferrero. Fin de communication. Plus tard, il rentre, je suis sur le canapé, je prends l’air détachée de celle qui n’attend rien mais je l’observe, je guette un renflement sur son corps (certainement pas le renflement qu’il aimerait que je trouve….), mon regard pétille en quête des Rochers by Ferrero et puis il vient s’installer à côté de moi, j’espère encore, dans sa poche peut-être ? Mais rien. Je m’exclame alors, outrée : «  Et mes Rochers ! », lui de répondre « Quoi, quels Rochers, de quoi tu me parles ? ». Genre. Je réalise avec effroi que sur cet énergumène-là, mon aura subliminale n’a eu aucun effet. Horreur, enfer et frustration.